L’Île-de-France, terre viticole oubliée

Déjà au IVe siècle de notre ère, l'Empereur romain Julien vante les mérites du vin de Paris ! À la chute de l'Empire romain les congrégations religieuses reprennent la production viticole pour la développer. Vers 1225, le poème «La Bataille des vins», écrit par Henri d'Andeli en l'honneur du roi Philippe Auguste, établit une sorte de classement des vins de France. On y trouve notamment ceux produits à Argenteuil (Val-d'Oise) et Montmorency (Val-d'Oise).
En plein essor, les vignobles franciliens vont connaître leur apogée au XVIIIe siècle et atteignent 42.000 hectares, devenant ainsi le plus grand bassin viticole de l'Hexagone.
Mais au XIXe siècle, l’industrialisation, le phylloxéra, de développement des lignes de chemin de fer ainsi que la concurrence des vins du sud vont peu à peu sonner le glas de
la production en Ile-de-France.

Avec seulement 1 000 hectares en 1920, les années 1930-1950 verront la région perdre ses derniers pieds et son droit administratif à commercialiser le vin produit sur les quelques parcelles restantes (à l’exception de la commune de Suresnes).

Ce n’est que depuis la loi de 2016 qu’il est possible de planter de nouvelles vignes en Ile-de-France. C’est le début d’un renouveau historique pour la région et le Clos de Nonville est fier de porter ce projet dans le sud de la Seine-et-Marne.

Naissance d’un vin

Les terres du domaine, argilo-calcaires, en pente douce vers le sud-ouest, se prêtent idéalement à la viticulture. Dès le printemps 2018, les premiers pieds de Chardonnay (trois variétés) seront plantés. Viendront ensuite du Pinot Noir et de Sauvignon pour atteindre d’ici deux ans une surface de 7 ha.

Le mise en bouteille devrait commencer en 2021.